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Utilisation pédagogique du cédérom La Résistance dans l’Yonne

samedi 18 octobre 2008, par J-F Boyer webmestre

 L’utilisation pédagogique du cédérom peut être adaptée à différents publics et à différents objectifs.

  Les candidats au concours de la Résistance et de la Déportation et les professeurs qui les encadrent y trouveront les informations historiques adaptées à leur sujet et à leur région. Nous leur conseillons de commencer leur recherche par la carte qui ouvre le thème « Lieux ». Ils auront immédiatement accès à une fiche qui leur présente les caractéristiques essentielles de la Résistance dans la région qui les concerne : Avallonnais, Puisaye, Auxerrois, Tonnerrois, Jovinien, Sénonais, Pays d’Othe. En suivant les liens qui leur sont proposés, ils pourront compléter leur recherche par des biographies, des présentations d’organisations, des récits d’événements, etc. D’autres entrées initiales sont évidemment possibles en fonction du sujet du concours. L’entrée par les lieux de mémoire permet de visualiser une plaque, une stèle ou un monument et d’accéder directement aux biographies de ceux dont les noms sont gravés dans la pierre ou au récit de l’événement qui est à l’origine du monument. La sociologie et les biographies sont une abondante source d’informations pour traiter des sujets tels que « Les femmes dans la Résistance », « Les jeunes dans la Résistance », « Les étrangers dans la Résistance », etc.

Les professeurs pourront également avoir recours avec profit au cédérom. Nous proposons ici quelques idées d’utilisation possible, sans prétendre évidemment les envisager toutes.

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Utilisation d’une photographie d’époque. On peut par exemple prendre comme document la photographie du pont de Joigny après les bombardements de 1940, une photographie du dépôt SNCF de Laroche-Migennes après un sabotage ou après un bombardement, une photographie de la libération d’Avallon etc. Des questions simples peuvent être posées qui permettent de la décrire, d’expliquer les observations, de rechercher les causes du phénomène observé, de le mettre en perspective avec d’autres événements qui se déroulent à la même époque (on peut utiliser à cet effet la chronologie qui présente parallèlement les événements mondiaux, français et icaunais). Les élèves seront conduits à faire des observations qui concernent la vie quotidienne (état des routes, véhicules, vêtements etc.), les conditions de l’occupation et l’événement lui-même.

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Utilisation d’un croquis cartographique. Les auteurs ont fait le choix d’une cartographie moderne qui soit d’une lecture aisée et d’un accès facile. Les phénomènes représentés sont clairement identifiables par le choix des figurés et la composition de la légende. Les cartes étant interactives, l’utilisateur a immédiatement accès aux informations nécessaires et à la compréhension du phénomène observé. Une carte des sabotages ferroviaires permet par un jeu de questions de localiser les principaux lieux de sabotages, de les mettre en relation avec l’importance du département comme axe et carrefour de voies de communication, d’établir une corrélation entre ces sabotages et les groupes de résistance (sédentaires ou maquisards) proches, d’identifier quelques sabotages parmi ceux qui font l’objet de fiches détaillées. Une nouvelle série de questions permet alors d’analyser l’événement que constitue ce sabotage : date, objectifs (économiques, militaires etc.), auteurs, organisation, déroulement, conséquences, réactions allemandes.

Dans le cadre d’une recherche plus précise, on peut également élaborer un travail à partir d’une carte localisant les maquis à une date précise (la mi-juillet ou la mi-août 1944 par exemple). Les questions porteront alors sur le choix des emplacements des maquis, les organisations auxquelles ils appartiennent, les chefs, l’encadrement, les effectifs, les déplacements, les actions. Commencer la présentation des maquis par le croquis cartographique permet ainsi d’aborder simplement tous les aspects historiques intéressants. Les fiches auxquelles les liens de la carte donnent accès offrent toutes les possibilités de réponse aux questions posées.

Utilisation d’une biographie de résistante ou de résistant. Qu’il s’agisse de la biographie d’un responsable d’organisation ou de celle d’un résistant « obscur » (le cédérom propose des dizaines de biographies de maquisards, résistants sédentaires, agents de liaison etc.), on pourra diriger les élèves vers une découverte des motivations de l’engagement, des circonstances précises de celui-ci, de l’organisation dans laquelle il s’engage (sans toujours le savoir avec précision), des actions concrètes auxquelles il participe. En fonction de la biographie choisie, on poursuivra la recherche sur la répression, la déportation, l’engagement dans la 1ère armée française, l’impact de cette période sur la vie du personnage après la guerre. Ce travail, plus difficile, gagnera beaucoup à utiliser les fiches consacrées à la sociologie et à l’engagement.

Utilisation d’une fiche événement. Le cédérom contient le récit et l’analyse d’événements importants ou significatifs. Les plus nombreux concernent les faits de résistance mais les autres aspects qui concernent l’Yonne sous l’Occupation sont également traités : combats de 1940, bombardements, Exode, Révolution nationale, exclusion et répression, économie, vie quotidienne, libération, épuration etc. En fonction du centre d’intérêt choisi les questions permettront de résumer l’événement, d’en dégager les caractéristiques, d’en montrer les enjeux, les causes et les conséquences, d’en présenter les acteurs et leurs motivations.

Utilisation d’une photographie de plaque, stèle ou monument commémoratif. Le cédérom permet de visualiser à l’écran la quasi-totalité des plaques, stèles et monuments qui se trouvent sur les murs de nos villes, sur le bord des routes et des chemins, dans les champs et les bois. Ils sont plus de 200, témoins de l’importance des combats et de la lourdeur du bilan. Cette entrée du cédérom est d’un accès facile au public scolaire, même le plus jeune. Le monument étant précisément localisé, un lien permet d’accéder directement au récit de l’événement commémoré ou aux biographies de ceux dont les noms sont gravés dans la pierre. Il est alors possible de reconstituer l’événement et de le situer dans son contexte.

 

 Ces quelques suggestions ne prétendent pas épuiser l’éventail des possibilités pédagogiques proposées par le cédérom. Il offre par son contenu et par sa conception une totale liberté à son utilisateur : liberté du choix des entrées, liberté des parcours en fonction des liens utilisés, liberté d’approfondir ou non, de lire ou d’imprimer, de regarder simplement, de revenir en arrière, de franchir les années etc.

Joël Drogland