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Rubrique Mise au point scientifique Géo

CHARVET (J.-P.), L’agriculture mondialisée, La Documentation Photographique, n° 8059, octobre 2007.

Le 22 mars 2009 - S.Ducreux

CHARVET (J.-P.), L’agriculture mondialisée,

La Documentation Photographique, n° 8059, octobre 2007.

 

Jean-Paul CHARVET était professeur à l’Université de Paris X-Nanterre. Il est l’un des principaux spécialistes des transformations mondiales de l’agriculture et des espaces ruraux. Depuis quelques années, il s’est beaucoup intéressé aux enjeux de l’alimentation humaine en relation avec la production agricole. En 2008, un ouvrage intitulé « Produire pour nourrir les hommes » est paru chez SEDES.

Introduction :

 

- Selon Laurent Carroué (2006), la mondialisation est la diffusion progressive du capitalisme à l’échelle de la planète entière, diffusion ayant pris successivement la forme d’un capitalisme marchand, puis industriel et enfin financier. Ces étapes ont conduit à la mise en relation toujours plus grande de territoires.

 

- Pour la FAO, les activités de production agricole occupent près de 45 % de la population mondiale (sans prendre en compte l’amont et l’aval de ces activités). La majorité des agriculteurs de la planète est concernée, directement ou non par les flux d’échanges internationaux : peu sont complètement à l’écart de tout échange avec le reste du monde, rien que du fait des aides alimentaires mondiales.

 

- Pb  : Dans quelle mesure les activités de production agricoles évoluent-elles vers des formes d’agricultures plus durables ?

 

I- Des agricultures locales au système agroalimentaire mondial :

 

L’agriculture est le 1er secteur à être entré dans la mondialisation, donc à en avoir été bouleversé.

 

 1- Les évolutions de la production agricole

 

 a- Le « plus vieux grenier du monde »

 

  • Depuis l’Antiquité, la région au nord de la Mer Noire est considérée comme tel : c’était avant 1914, le 1er pôle d’importation de produits alimentaires du monde… jusqu’à l’avènement de l’URSS.

 

b- A partir des Grandes Découvertes

 

  • Avec l’essor des flux transatlantiques, les approvisionnements en produits agricoles ont pris peu à peu une dimension planétaire avec un brassage intercontinental des plantes et animaux. Au passage, le manioc et le maïs, cultures vivrières « traditionnelles » en Afrique, ont été importées d’Amériques…

ð Importance du capitalisme marchand européen pour la diffusion des nouveautés de produits et de modes de production.

  • Cette mondialisation est gérée par des grandes compagnies (françaises, hollandaises…) « à charte », c’est-à-dire avec un monopole d’Etat ce qui a entraîné des spécialisations d’espaces agricoles : palmiers à huile en Indonésie, coton au sud des E. U., canne à sucre dans les Antilles.

 

 

c- Agriculture et industrialisation

 

  • L’industrialisation amplifie la création de nouveaux espaces agricoles tournés vers des débouchés mondiaux : d’immenses territoires dans les « pays neufs » sont défrichés pour une agriculture commerciale. L’Europe est le débouché principal.
  • Le capitalisme industriel favorise le développement de nouveaux moyens de transport (câbles sous-marins mettant les bourses de commerce en relation) et de matériel agricole (Mc Cormick…) : naissance d’un « système alimentaire » mondial caractérisé par de nouveaux greniers (Grandes Plaines états-uniennes, Australie, Pampa argentine).

 

d- Agriculture et mondialisation financière

 

  • Le capitalisme financier commence à transformer l’agriculture vers les années 1950. C’est le temps de

- l’agroalimentaire de plus en plus puissant et intégré,

- des échanges alimentaires internationaux massifs

- des firmes transnationales (restauration, grande distribution)

 

* L’agriculture actuelle est pilotée par les firmes qui se situent le plus en aval dans les filières agroalimentaires, firmes suivant une logique boursière et financière.

 

 2- Les 4 stades d’évolution des systèmes agroalimentaires :

 

  • Tableau théorique élaboré par l’économiste Jean-Louis Rastoin : le système agroalimentaire désigne « la façon dont les hommes s’organisent, à différentes échelles pour consommer et produire leur nourriture ».

 

  • 4 stades :

 

- Stade agricole : l’autoconsommation est quasi-totale = situations d’extrême pauvreté mais de plus en plus rare car il existe toujours des liens avec l’extérieur (achat / vente)

 

- Stade artisanal : la consommation alimentaire est familiale, les relations avec les villes sont développées et les produits parfois transformés pour être vendus : situation des pays émergents (Asie surtout). L’échelle régionale n’est pas dépassée.

 

- Stade agro-industriel : La consommation se déroule pour 30 % à l’extérieur du foyer (cantine…) et les filières agroalimentaires sont présentes. L’intégration est de plus en plus poussée, la production de masse et l’agriculteur est un travailleur pris entre les firmes industrielles d’amont et d’aval. La dissociation entre les aires de production et celles de consommation est croissante, voire mondiale. Ex. : le Brésil.

 

- Stade agrotertiaire : le pilotage de l’agriculture est de plus en plus contrôlé par l’amont (grande distribution) avec des approvisionnements aux échelles nationales et mondiales. Ces firmes sont présents dans les pays développés mais aussi dans les pays émergents ( Carrefour dans 30 pays…). Le nombre de kilomètres parcourus par les produits vendus dans ses structures (« food miles ») est de plus en plus important. En moyenne, seul 10 % du prix total est reversé aux producteurs agricoles (bien souvent en dessous des cours mondiaux).

Ex. : à Paris, un bistrotier va vendre en « petits noirs » un kilo de café environ 150 euros, alors que le kilo acheté au producteur n’aura pas été payé plus de 1 euro.

ð Les consommateurs achètent du conditionnement, de la transformation, de la logistique, des services, de la publicité… et peut-être même de l’imaginaire !

 

 3- Les évolutions des régimes alimentaires.

 

  • La mondialisation industrielle a contribué à une diversification des coutumes alimentaires : boîtes en fer blanc, réfrigération, congélation… = industrialisation des arts culinaires.

 

  • Les firmes agroalimentaires jouent la carte publicitaire (1 / 3 des recettes publicitaires des grandes chaînes américaines) et on parle souvent d’uniformisation de l’alimentation, de la « mal-bouffe »

ð Cependant, les spécialités de la « world food » (pizza, hamburger, kebab, sushi et cappucino) se superposent à d’autres habitudes alimentaires qui ne disparaissent pas. L’uniformisation, dans le cadre des menus des grandes firmes existe mais ne doit pas être surestimé.

II- Une intégration inégale dans la mondialisation :

 

 1- Les positions des différents agents économiques ;

 

 a- Des agriculteurs de plus en plus nombreux et dissemblables

 

  • Presque tous les agriculteurs du monde sont concernés par la mondialisation, mais une grande majorité ne l’est qu’indirectement (selon la politique agricole de leur pays…). Et s’ils sont intégrés à la mondialisation, les agriculteurs sont en général dans une position défavorable.

 

  • Contrairement aux pays riches, à l’échelle mondiale, le nombre d’agriculteurs continue d’augmenter (+ 280 millions depuis 1980-2004 soit environ 1,347 milliards). Mais seule une minorité produit pour le marché mondial car entre les différentes exploitations, les écarts techniques sont considérables :

- Sur l’ensemble des agriculteurs, seuls 30 millions sont motomécanisés puissamment avec des intrants (engrais, semences sélectionnées…) et des surfaces pouvant dépasser une dizaine de millier d’hectares (Brésil)

- Environ 300 millions pratiquent l’agriculture attelée à des animaux avec des exploitations de quelques dizaines d’hectares

- Environ 1 milliard d’agriculteurs n’a que l’agriculture manuelle (bêche, houe…). La moitié a pu bénéficier de la Révolution Verte (semences sélectionnées à haut rendement), l’autre fait du bio… par manque de choix !!!

 

b- En amont et en aval, le rôle croissant des firmes transnationales

 

  • L’intégration des agriculteurs se fait à travers des firmes en amont ou en aval de la production

- Soit ces firmes créent leur propre production (élevages industriels Cargill, 1er négociant en grain de la planète)

- Soit, plus souvent, les firmes d’amont (semenciers…) et d’aval (distribution) passent des contrats avec des exploitations familiales pour les fournitures et l’écoulement de la production.

ð - En ne s’occupant pas de la production, les firmes laissent aux agriculteurs la partie la plus risquée de la filière

ð - Les grands entreprises agroalimentaires (Unilever…) se spécialisent vers l’aval, moins risqué et surtout plus rentable : commercialisation, transformation, distribution grâce à une stratégie de marques.

 

  • En amont, forte concentration des entreprises : plus de 50 % des gros tracteurs est traité par seulement 4 firmes / 6 semenciers = plus de 50 % des ventes (avec les OGM en bonne place) / volailles industrielles = 4 firmes maîtrisent les élevages « souches » (lignées pures destinées à être croisées entre elles)…
  • Quelques firmes comme Cargill tentent de contrôler toute la filière, de la recherche de gènes à la distribution en créant des associations avec d’autres firmes (« clusters »). Ex. : le cluster Cargill- Monsanto

 

c- Les différents stades de développement des firmes transnationales

 

  • A l’origine de ces FTN, on trouvait des firmes de courtage, qui mettaient en relation des acheteurs et des vendeurs.. Puis après les années 20, elles se sont transformées en entreprises de négoce (achat + transport + stockage dans les ports d’exportation + éventuellement traversée).

 

  • Certaines ont développées des industries agroalimentaires (huileries…) à proximité des ports d’importation devenant des firmes agroalimentaires transnationales pour ensuite comme Unilever, racheter des marques (Amora-Maille en 2000).

 

2- La demande et l’offre

 

 a- Les évolutions de la demande de produits agricoles (niveau mondial ) : 2 variables

 

  • L’accroissement démographique même ralenti, est encore sensible (+ 1 milliard d’habitants tous les 13 ans). D’ici 2020, la population passera à 7,5 milliards de personnes. Sans améliorer la situation des 850 millions de personnes actuellement sous-alimentées, il faudrait pour nourrir le milliard supplémentaire, augmenter la production céréalière mondiale de 340 millions de tonnes (c’est-à-dire de la production états-unienne actuelle).

 

  • L’urbanisation des populations : Elle conduit à un fort accroissement de protéines animales : de 1980 à 2005, la consommation mondiale de porc a augmenté de 100 %, de 200 % pour la volaille.

 

b- La progression des rendements, principal facteur d’accroissement de l’offre agricole

 

  • Les progressions des terres pouvant être cultivées sont aujourd’hui limitées, et souvent contestées par des ONG écologistes. Et ces gains sont vite compensés par les pertes liées aux terres érodées, à l’étalement urbain, à la salinisation des terres irriguées.
  • L’augmentation du rendement est la seule solution : nouvelles variétés à haut rendement, produits phytosanitaires, OGM… Ce modèle productiviste soulève la question de l’environnement.

 

 

3- L’organisation des marchés

 

a- Des échanges en mutation

 

  • Forte augmentation des échanges internationaux de produits agricoles et agroalimentaires : 1960 = 40 milliards de $ ; 600 milliards aujourd’hui (dont 60 % de produits transformés).

 

  • Déclassement des céréales par rapports aux fruits et légumes, aux oléagineux et aux viandes. = envolée des food miles.

 

b- Une dépendance croissante vis-à-vis des marchés à terme

 

  • Il existe 2 grandes catégories de denrées agricoles

- Les produits spécifiques liés à un terroir… (AOC, labels…) : ils sont en dehors de la concurrence mondiale fondée sur un seule différence de prix.

- Denrées de base où la concurrence est fondée sur les prix à l’échelle mondiale (blé, maïs, cacao…). Ces denrées peuvent être commercialisées sur des marchés à terme (exemple : le Chicago Board of Trade , ou CBOT) : c’est-à-dire sur des marchés où comptent justes les promesse d’offre et de demande. C’est là que se forment les « cours » mondiaux qui servent de référence aux transactions. Cela permet aux de s’assurer à l’avance (un mois environ) des prix et de proposer un prix ferme aux clients.

 

  • Dans l’U. E., les prix étaient longtemps fixés administrativement : les fluctuations des prix étaient faibles. Mais avec la déréglementation, les agents économiques sont contraints de s’assurer contre les fluctuations des cours en prenant des positions dans le marché à terme.

 

  • Les cours mondiaux sont très volatiles (le sucre : variation de 1 à 30 en un an…) et sur le moyen et long terme, sont nettement à la baisse.

ð Pour faire face aux situations de surproduction, gel des terres (jachères aux E. U.), quotas de production (sucre dans l’U. E.) ou mise en place « d’accords produits »

 

 c- L’échec des « accords produits »

 

  • Idée après 1945 de créer un « Office alimentaire mondial » pour stabiliser les cours mondiaux grâce à la constitution de stocks. Cette idée est reprise en 1976 lors de la conférence de la CNUCED (conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement) à Nairobi.

 

  • Cette conférence voulait créer des « accords produits » établissant un prix plancher et plafond, prix établis par les pays importateurs et exportateurs. Ceci nécessitait des stocks pour réguler les cours du café, cacao, sucre thé…

 

  • L’intégration des denrées alimentaires dans les discussions du GATT dès 1986 ainsi que le libéralisme rendent ces mesures caduques. Ce n’est plus à la CNUCED ni à la FAO que les décisions importantes concernant les échanges de produits agricoles sont prises mais à l’OMC

 

 d- De nouveaux développements sur les marchés à terme

 

* Le principal marché à terme, le CBOT est touché par la financiarisation de l’économie mondiale. Les spéculateurs prennent des positions non plus sur du court terme mais sur plusieurs mois : s’ils se retirent soudainement, ils déséquilibrent le marché, contribuant à de violentes fluctuations (et l’impossibilité d’assurer des prix à l’avance).

 

 4- Les espaces agricoles produits par la mondialisation

 

  • Ces espaces sont souvent (pas toujours) loin des ports maritimes (UE, Pampa argentine) d’où des questions de logistique et d’infrastructures de transport.
  • 3 groupes de facteurs de combinent pour expliquer la spécialisation agricole :

-les conditions physiques sont toujours là : les sols noirs sont toujours recherchés car plus une culture est adaptée au milieu, plus ses coûts de revient sont faibles.

 

- Les conditions sociales : l’intensification est possible avec une forte densité de population agricole. Pour bénéficier d’un coût de main d’œuvre faible, soit il convient d’investir dans une motomécanique très puissante, soit employer une main d’œuvre abondante à petit prix.

- Les stratégies des firmes agroalimentaires : impact majeur d’où résulte le développement de bassins de productions agricoles spécialisées (ex. : l’implantation d’un abattoir encourage les agriculteurs à se tourner vers des productions carnées). Cela conduit souvent à une gestion calamiteuse de l’environnement.

 

III- Les défis actuels : quelles véritables alternatives ?

 

 1- De la Révolution doublement verte aux biotechnologies

 

  • L’air du temps marque un virage : du productivisme à des systèmes de productions plus diversifiés et moins agressifs pour l’environnement.

 

  • Dans les PED, la révolution Verte s’essouffle d’où l’idée d’une Révolution doublement Verte plus respectueuse des écosystèmes, avec plus d’équité sociale pour réduire la pauvreté.

 

  • Le concept d’agriculture « durable » se rapproche du précédent mais est utilisée dans les pays industrialisés. Elle comporte 3 pans :

- environnemental : gestion des agrosystèmes et de l’environnement

- sociale : éviter la disparition des exploitations (« campagnes vivantes »)

- économique : maîtrise des progrès techniques, pluriactivité des agriculteurs,,,

 

  • L’agriculture raisonnée met en avant une meilleure gestion de l’environnement, une maîtrise des risques sanitaires et le bien-être animal. Elle ne remet que partiellement en cause l’agriculture productiviste : les intrans chimiques sont présents (mais en quantité « raisonnée » et mesurée précisément).

 

  • L’agriculture biologique est différente de l’agriculture raisonnée car elle s’interdit tout intran d’origine industrielle. Le rendement esdt faible, les prix élevés, avec un strict cahier des charges environnemental. Bien que reconnue par la puissance publique, ce n’est pas une agriculture alternative : elle réalise moins de 1 % de la production mondiale.

 

    <li class="MsoNormal" style="text-align : justify ;">Les OGM bien que décriés peuvent être partiellement porteurs de solutions : rendement un petit peu plus élevés (10 %), moins de pesticides avec les organismes Bt (se défendant eux mêmes contre les insectes), moins de passage de tracteurs (moins de CO², économies de carburant). Leur culture progresse vite dans les PED mais est-ce vraiment la solution pour les agriculteurs pauvres ? (réponse non fournie)

     

     2- Filières longues, filières courtes et commerce équitable

     

     La part des produits payée par le consommateur et qui revient à l’agriculteur est de plus en plus faible : ceux-ci développent parfois des filières courtes. Exemple : l’AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne).

    - Les citadins s’engagent à prépayer des paniers de légumes livrés chaque semaine : système marginal car les ceintures maraîchères périurbaines ont été largement démantelées dans une optique immobilière.

    - Dans les PED, l’essor des villes a renforcé le raccourcissement des filières de production (littoral du Golfe de Guinée, Côte d’Ivoire pour l’igname...).

     

     Le commerce équitable se joue à l’échelle mondiale : les consommateurs acceptent de payer plus cher pour mieux rémunérer les agriculteurs. En contrepartie, ceux-ci s’engagent à scolariser les enfants et à respecter quelques normes bio. Cette formule ne concerne qu’une exploitation pour mille et moins de 0,5 % des échanges mondiaux des produits concernés (café, cacao, thé, bananes...). Les paysans les plus pauvres n’en profitent pas, mais les communautés paysannes les plus dynamiques et organisées. Une fois encore, cette agriculture n’est pas une alternative au fonctionnement actuel.

     

     3- Produits géographiques et produits mondiaux

     

     Les produits de qualité reconnue (AOC, labels...) ont plus de potentiels : en France, 20 % des exploitations ont choisi, à des degrés divers, de mettre en place des circuits commerciaux, courts (vente directe...) collectifs ou individuels.

     L’OMC reconnaît le concept d’origine géographique et une structure internationale nommée ORIGIN (très modeste dans les faits) a été créée en 2002 pour le protéger. Dans l’Union Européenne, les Indications géographiques protégées (IGP) et les Appellations d’origine protégée ’AOP) ont pour modèle les AOC françaises : les idées de « terroirs » et « savoir-faire traditionnels » sont provilégiées.

    ð Cette territorialisation de productions agricoles est une des voies possibles pour répartir les plues-values au sein des filières agroalimentaires.

     

    Conclusion :

     

    L’interrogation majeure demeure la suivante : les sociétés humaines peuvent-elles tirer de l’écosystème transformé en agro-système, suffisament de nourriture pour nourrir tous les Hommes et ce, de façon durable ?

    Pour l’auteur, les progrès techniques ont jusqu’alors donné tort à Malthus.

     

    Bibliographie :

     

     CARROUE LAURENT (dir.), La mondialisation, Paris, CNED-SEDES, 2006

     CHARVET JEAN-PAUL, L’alimentation dans le monde,. Mieux nourrir la planète, Larousse, 2006

     CHARVET JEAN-PAUL, Produire pour nourrir les hommes, SEDES, 2008

     GRIFFON MICHEL, Nourrir la planète, Paris, Odile Jacob, 2006

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