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La place de l’Eglise : le personnage dans un tableau du musée de Semur en Auxois : enquête sur François d’Assise.

dimanche 13 mars 2011, par J-F Boyer webmestre

Au cours d’une journée du groupe TICE nous avons visité Semur en Auxois et notamment son musée. Une peinture à l’huile du nord de l’Europe, sans auteur reconnu se situe dans la dernière salle du musée. S’agit-il de Saint François d’Assise représenté dans une église en ruine ? Peut-être...D’où l’idée de proposer aux élèves une enquête sur la biographie de François puis d’élargir à ses idées et au renouvellement de l’Eglise apporté par ce personnage, en étudiant les hérésies, l’enseignement et le prêche.

Problématique : Qui est ce personnage ? Pourquoi parle-t-on de lui comme d’’un souffle nouveau dans l’Eglise ?

Démarche : 1h en salle informatique avec l’animation flash et le site wikipédia ( Larousse.fr propose une bio courte) pour la partie 1 et 2. 1h de correction. Donner le texte de T.de Celano puis la partie 3. Correction dans l’heure 3. Total : 2h30
On peut gagner du temps en proposant pour l’exercice 1 le texte de T.de Celano directement...

Capacité : recherche internet, lien bio et peinture...

TICE : salle informatique et TBI pour la correction (ou flash)

Bibliographie :
Chiara Frugoni, Saint François d’Assise, la vie d’un homme, Noesis, 1997.
George Duby, L’art et la société, Moyen Age, XXe siècle, quarto, Gallimard, 2002
Francesco Gioia, François d’Assise, lieux et les textes, cerf/Racine, 2001.

Quelques éléments :
"François ne combattait pas l’hérésie par l’épée ni par la raison, mais par un élan du coeur, et par la vie qu’il menait. Il rendait mieux qu’un autre l’Evangile présent en ce monde, sans sa simplicité. Cet homme fut bien, avec le Christ, le grand héros de l’histoire chrétienne, et l’on peut dire sans excès que ce qui reste aujourd’hui de christianisme vient directement de lui"
George Duby, dans le temps des cathédrales, page 733 (Quarto Gallimard, 2002).

"Histoire d’un homme miraculeux, ce petit livre ressemble lui-même à un miracle. Celui d’abord de montrer un homme immergé dans son époque, ressuscité par une érudition dans faille et une sensibilité historique exceptionnelle, et en même temps un homme de notre temps. Il est certain que cette floraison d’ouvrages sur Francesco se nourrit des situations, des problèmes et des passions contemporaines : la réaction à la pauvreté, c’est-à-dire l’argent, à la douleur, et aux misères du corps, l’aggravation à la fois répulsive et fascinante des processus de marginalisation, le désir de respecter et d’intégrer la nature dans la sensibilité humaine, la poussée dans une société encore dominée par les traditions chrétiennes, vers une affirmation de la place et du rôle des laïcs et des femmes, l’aspiration à un regain de religiosité mêlée à une certaine méfiance à l’égard des Eglises et des religions établies, l’attitude à avoir face à l’autre, comme François face à l’hérétique et au musulman, l’effort pour limiter la violence des gens de guerre."
extrait de la préface de Jacques Le Goff, in Chiara Frugoni...

"Le saint avait donc revêtu un nouvel habit et réparé l’église dont nous avons parlé plus haut ; il gagna un autre lieu voisin d’Assise où une église en ruines achevait de se délabrer. Il y commença les travaux de réfection et ne les abandonna que menés à bon terme.
De là, il se transporta en un autre lieu la Portioncule, où s’élevait une très vieille église dédiée à la bienheureuse Vierge, mère de Dieu, mais elle restait maintenant à l’abandon et personne n’y mettait plus les pieds. Le coeur serré , à la vue de ce délabrement, - car sa dévotion était grande pour la mère de toute bonté, - le saint fixa sa résidence en ce lieu ; il en acheva la réparation dans le cours de la troisième année qui suivit sa conversion. L’habit qu’il portait alors ressemblait à celui des ermites avec la ceinture de cuir, le bâton en main et les chaussures aux pieds."
T. de Celano, vita 1. (cité dans F.Gioia).

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