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Les territoires dans la mondialisation : les pays pauvres, l’exemple de la Zambie avec la démarche de tâches complexes.

mardi 5 juin 2012, par J-F Boyer webmestre

Suite au film d’Audrey Galley et Alice Odiot, "A qui profite le cuivre ?", j’ai choisi de travailler sur la Zambie pour traiter du programme de 4e les territoires dans la mondialisation, les pays pauvres. Chaque séance est construite sous la forme d’une tâche complexe avec une à trois questions obligeant l’élève à réaliser des tâches simples implicites pour aboutir à la réussite de son travail. Des aides sont proposées par les indicateurs du bandeau, l’aide individuelle de l’enseignant et des aides écrites. Le travail est réalisé en salle informatique sous la forme d’enquêtes à une situation initiale, un paysage.

Problématiques : 

Quel est l’impact de la mondialisation sur les pays pauvres ?

Quel est l’impact des pays pauvres dans la mondialisation ?

Démarche : 

voir le fichier. Séance 1, 2 et 3 en salle informatique. Deux ou trois questions par séance pour permettre une recherche par les élèves avec un fichier flash et l’outil web. L’enseignant intervient pour apporter son aide. Il est surtout avec les élèves les plus en difficultés.

Tâche complexe : Pour la séance 1 et 3 les élèves reçoivent des documents et des aides par le fichier flash. Ils doivent décrire, construire le croquis et expliquer un paysage. Les questions sont réduites à ces verbes décrire, construire et expliquer dans une démarche de recherche incluant l’outil web.

Quelques éléments pour les traces écrites :

Les pays en développement connaissent une croissance plus forte depuis les années 2000, même si la crise de 2008 a freiné cette tendance.

Globalement les pays pauvres participent peu au commerce mondial, environ 2% des échanges. L’essentiel est réalisé par l’exploitation des matières premières ( le cuivre en Zambie par exemple), des ressources énergétiques (le pétrole au Nigéria) et des produits agricoles (l’agriculture commerciale comme le coton). Cette exploitation est dans les mains de grandes entreprises mondiales des pays développés (Shell par exemple) ou émergents (Afrique du Sud ou Chine par ex).

La majorité des pays pauvres sont en Afrique.

La mondialisation profite à ces grands groupes et aux élites africaines. Globalement, 50 à 70% de la population vit avec un à deux dollars par jour. Les inégalités sociales sont très fortes.

Le développement faible de l’industrie ( par exemple les matières premières sont transformées dans les pays des grandes entreprises étrangères)et les cultures commerciales témoignent de la mainmise des pays développés et émergents sur les pays pauvres. Le facteur démographique explosif (plus de monde) tout comme l’évolution du SIDA (casse les solidarités et le développement), le développement extraverti et l’économie de rente, l’enclavement du pays, la corruption, les guerres, les régimes autoritaires, la faiblesse des services publics (dont la protection sociales), l’insuffisance des infrastructures (routes, égouts…)… sont autant de facteurs de la pauvreté. Mais la faiblesse du coût de la main d’œuvre attire des entreprises étrangères. L’économie informel (sans être forcément une production illégale) permet à la majorité de la population de vivre (75% des actifs en Zambie par ex).

La mondialisation semble donc être pour l’instant plus défavorable pour l’Afrique que pour l’Asie des émergents ou des NPI. L’Afrique des pays pauvres est intégrée dans la mondialisation mais elle est dominée par les pays développés et émergents. 

L’idée est de partir de paysage pour montrer les liens mondialisation/ pays pauvres.

Socle commun : 1.1/1.2/4.4/5.1/5.2/5.3

Les capacités sont signalées sur les fiches exercices ainsi que les indicateurs proposés par le vademecum pour réaliser les compétences du socle commun.

TICE : fichier flash, statplanet, web (salle informatique).

Bibliographie  :

La Zambie est un grand pays enclavé peuplé de 11 millions d’habitants vivant principalement en milieu urbain. L’économie repose encore très largement sur l’agriculture, qui emploie plus de 70 % de la population active. Après une période de stagnation économique dans les années 1990, la croissance s’est accélérée ces dernières années, principalement grâce à la rapide expansion des activités minières (surtout le cuivre), qui procurent près de 70 % des recettes d’exportation. Cependant, malgré de bons résultats économiques globaux, la pauvreté a peu reculé et le nombre de personnes vivant dans un état d’extrême pauvreté reste élevé. Les disparités en matière de revenus sont parmi les plus fortes de l’Afrique subsaharienne. Quelques indicateurs sociaux, tels que l’éducation, ont enregistré des progrès, mais ceux-ci restent toutefois insuffisants et n’ont pas permis à la Zambie d’améliorer sensiblement sa position dans le classement de l’indice de développement humain, où elle occupe la 165e place sur 177 pays. La Zambie est toutefois en voie d’atteindre au moins cinq des objectifs du millénaire pour le développement d’ici à 2015.

Source : http://ec.europa.eu/europeaid/where/acp/country-cooperation/zambia/zambia_fr.htm

Les secteurs avec la plus forte croissance (le secteur minier, le bâtiment, les services financiers et le tourisme) n’emploient guère que un à deux pour cent des travailleurs respectivement. La grande majorité de la population active travaille à son compte (55 pourcent) ou exerce des tâches familiales non rémunérées (26 pour cent). Les emplois formels du secteur privé ne représentent que 9 pourcent de la population active (qui compte environ 4 millions de personnes), et les fonctionnaires 6 pourcent. Il semble que l’emploi dans le secteur formel ait légèrement reculé entre 2004 et 2006.Même dans les zones urbaines, l’emploi informel représente 75 pour cent de l’emploi total. Ce taux est toutefois inférieur à Lusaka et dans le Copperbelt, où il est d’environ 50 pour cent.

Source : http://www.oecd.org/dataoecd/24/40/40571917.pdf année 2008.

Le gouvernement zambien poursuit une politique de réforme énergique visant à encourager le développement de l’investissement privé et à réduire les charges des entreprises. Son programme de réforme du développement du secteur privé (Private Sector Development Reform Program – PSDRP) entend faciliter l’expansion de ce dernier mais des obstacles persistent, dont l’accès limité au crédit et son coût élevé ; la lourdeur des procédures administratives, liée à la superposition de multiples agences gouvernementales et régimes de compensation transfrontalière ; les délais excessivement longs des procédures de contrôle et de certification ; la faiblesse des systèmes informatiques aux frontières ; des pratiques douanières obsolètes ; l’inadéquation de la formation des personnels ; et des infrastructures inadaptées.

Source : http://www.africaneconomicoutlook.org/fr/countries/southern-africa/zambia/ (22 juin 2011).

« Nous avons rappelé que l’indice de développement humain n’avait cessé de s’améliorer, même en Afrique, durant soixante ans, et que le nombre de personnes sorties de la pauvreté n’avait non plus cessé de progresser – du fait notamment des modèles de développement extravertis.

Cette tendance représente un impressionnant succès pour le développement dans le monde. Mais, du fait de la démographie, ces succès relatifs sont allés de pair avec un accroissement e valeur absolue du nombre de pauvres dans certaines régions du monde – plus quatre-vingt-douze millions de pauvres en Afrique subsaharienne et plus de seize millions en Asie du Sud.

Pour les mêmes raisons, le « milliard du bas » est condamné à grossir : en 2050, même si les pays en développement poursuivaient leurs trajectoires de croissance, le nombre des personnes vivant au-dessous de 2 dollars par jour pourrait atteindre le chiffre effrayant de deux milliards : pauvres des pays émergents, exclus de l’enrichissement collectif, pauvres des pays les moins avancés aux taux de croissance modestes victime de l’enclavement, ou de discriminations du fait de l’économie mondiale, enfermés dans des trappes à pauvreté désormais bien identifiées »

J-M. Séverino, O.Ray, Le grand basculement, la question sociale à l’échelle mondiale, Odile Jacob, 2011

« La mondialisation a plutôt défavorisé l’Afrique subsaharienne jusqu’à présent. Elle pourrait à l’avenir jouer un rôle nettement plus favorable, à une condition : l’existence d’Etats capables d’en faire bénéficier leurs territoires » et leurs populations.

P.N. Giraud, la mondialisation, émergences et fragmentations éditions sciences humaines, 2008.

« Tant qu’on aura pas compris que les conditions fondamentales du changement sont, en Afrique, beaucoup plus sociales et humaines qu’économiques, les discours sur le développement ne seront jamais que vaine rhétorique. Ces fondamentaux sont : souci de la personne, respect des droits pour tous, reconnaissance et respect de l’individu ; auxquels s’ajoutent : éducation et santé pour tous, le tout garanti par la bonne gouvernance dans u Etat viable et stable. L’avenir de l’Afrique, les solutions nécessaires à l’émergence de ce continent devront venir des peuples, non des dirigeants ».

T.Diakité 50 ans après, l’Afrique, arléa, mars 2011. 

Source : http://www.un.org/fr/africarenewal/vol18no3/183industfr.htm

Site Perspective économique en Afrique :

 http://www.africaneconomicoutlook.org/fr/countries/southern-africa/zambia/

Site Fond européen :

 http://ec.europa.eu/europeaid/where/acp/country-cooperation/zambia/zambia_fr.htm

Site banque mondiale :

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/AFRICAINFRENCHEXT/0,,contentMDK:21422324 pagePK:146736 piPK:146830 theSitePK:488775,00.html

Site CNUCED (clic liste des pays :

 http://archive.unctad.org/templates/page.asp?intItemID=3713&lang=2

Site Karuturi :

http://www.karuturi.com/index.php?option=com_content&task=view&id=145&Itemid=191

Site ONG : human Rights Watch

http://www.livemint.com/2012/01/20153241/Human-Rights-Watch-flags-India.html