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Rubrique Mise au point scientifique Enseignement Moral et Civique (EMC)

Colloque « Les réseaux sociaux : les nouveaux maîtres de l’information ? »

Le 6 janvier 2014 - Cécile De Joie

Ouverture du colloque par Dominique Gaye, CLEMI Dijon
En 2000, lors du premier colloque du CLEMI, il n’y avait pas de blogs, pas de réseaux sociaux, etc. L’évolution technologique a été très rapide : débit, tablette, mobilité. Ces techniques affectent le journalisme, la production de l’info et sa réception : l’information est partout et tout le temps, ce que les Québécois nomment « infobésité ».

En 2000, lors du premier colloque du CLEMI, il n’y avait pas de blogs, pas de réseaux sociaux, etc. L’évolution technologique a été très rapide : débit, tablette, mobilité. Ces techniques affectent le journalisme, la production de l’info et sa réception : l’information est partout et tout le temps, ce que les Québécois nomment « infobésité ». C’est une révolution aussi importante que l’imprimerie. Mais une des conséquences de ces évolutions est la disparition de la presse papier : prévision 2017 plus de journaux papiers aux Etats-Unis. 30% de journalistes en moins. En France, on constate déjà une baisse du nombre de journalistes : licenciements dans la presse régionale et la presse nationale. L’univers du journalisme est touché dans son ensemble.

1. Dominique Cardon – Sociologue Laboratoire Usages de France Telecom (SENSE/Orange Labs) et U. de Marne-le-Vallée. Espace public et réseaux sociaux.

D. Cardon débute son intervention par un cadrage général sur la place que prennent les réseaux sociaux dans la transformation de l’économie de l’information et de l’espace public.

Depuis les années 1960, on assiste à une mise en réseau du monde. Internet au départ est créé en raison d’une exigence de transformation du système de communication des militaires américains, mais aussi dès le départ pour faire communauté. En effet, les pionniers de l’informatique personnel sont liés au mouvement hippie et aux valeurs qu’il porte : Valeurs d’horizontalité / idée de logiciels libres / idée de refaire société par le bas sans prendre le pouvoir / ouvrir l’espace d’action à partir d’ordinateurs personnels en réseau. L’utopie initiale d’internet reste présente aujourd’hui, quelque chose de l’ordre d’une reprise en main par la société civile / autorités.

Les réseaux sociaux numériques sont une autre forme des réseaux de sociabilité, qui existent depuis fort longtemps… et étudiés également depuis longtemps par la sociologie, la psychologie. La structure des liens définit la personne : fabrication de l’identité.

Prendre la parole dans l’espace public : 4 situations :

  • Des professionnels parlent de personnalités : sphère publique restreinte (Habermas).
  • Des professionnels parlent de « quidam » : arrivée de la presse de masse au milieu du XIXe siècle, presse qui conquiert le grand public à travers le fait divers. « Yellow journalism » aux Etats-Unis : la photo de presse modifie l’information. Au cours du XXe siècle, livre/radio/TV vont porter ce journalisme. Il est contrôlé par des « gate keepers » : journalistes, bibliothécaires, documentalistes. Ils marquent la séparation entre le public et le privé, ils trient ce qui mérite d’être connu de tous ou non. Ils hiérarchisent l’information également. On filtre avant de publier. Ce qui est visible par tous est public ; est public ce qui est important (Kant).

Avec internet, il y a un élargissement de l’espace public : on augmente le nombre de preneurs de paroles et on enlève le contrôle par des gate keepers.

  • Des amateurs parlent de personnalités : arrivée des blogs, des wiki. On publie, puis on filtre. Le filtre n’est plus préalable. Web participatif. Désormais, il y a des choses visibles qui ne sont pas forcément importantes. Il ne faut pas juger la publication sur internet avec l’appareil critique de l’époque précédente. Il faut admettre qu’on trouve donc de tout sur internet : des informations plus riches, mais aussi des publications idiotes, racistes, etc. L’information est accessible sur le net mais pas toujours visible : écart considérable entre les deux. Chaque utilisateur navigue sur une microzone de ce qui est réellement accessible. Se met en place une compétition pour la visibilité, assurée par les producteurs d’information eux-mêmes. Le moteur de recherche est un outil dans cette compétition : il rend visible ce qui est le plus cité sur le web. Le nouveau gatekeeper est constitué de l’ensemble des internautes publiant. Les moteurs de recherche mettent en forme dans un algorithme une sorte d’intelligence collective. Obtenir de la visibilité, c’est obtenir la reconnaissance des autres internautes. Cependant, ce système d’autorégulation est envahi de tricheurs et fait l’objet d’enjeux économique.
  • Des amateurs parlent des quidams : régime de conversation. Avec le web 2.0 et les réseaux sociaux se met en place une nouvelle sociologie de l’expression dans l’espace public. Apparaît un « web en clair-obscur ». On ouvre la communication interpersonnelle à l’espace public.

Selon la théorie classique, on distingue deux circuits de l’information : de la presse à l’individu, et de l’individu aux autres individus qui commentent, diffusent l’information.

Facebook un réseau social en « clair obscur » :

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Facebook est au centre des sociabilités développées grâce aux réseaux sociaux. 24 millions de comptes actifs (réel 16-17 millions). Le principe de FB reose sur des comptes fermés : l’utilisateur reste dans sa niche de sociabilité. Moyenne : centaine d’amis. Un compte avec trop d’amis devient « insincère » (pas même logique que twitter). Maximum d’une centaine de liens avec lesquels on peut avoir des conversations symétriques (une mention, un « j’aime »= ; mais les échanges les plus réguliers se font avec 5 à 7 personnes, avec qui les liens sont déjà forts dans la vie « réelle ». A quoi servent les 90 autres ? Liens faibles. Les proches appartiennent à famille + 2/3 meilleurs amis. Deuxième cercle = contacts fréquents : ils correspondent à des liens réels également, mais affectivement peu forts, liens en relation avec des contextes particuliers (travail, assoc)

Analyse d’un statut facebook : Amandine Trousseau (500 amis).

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On constate une auto-organisation du réseau : quand le statut est très personnel, les réponses/commentaires ne viennent que des proches.

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Bastien Cori publie une citation assez provocante en statut : cela génère une discussion avec de nombreux participants. FB mêle ensemble petite et grande conversation : on laisse la porte ouverte à des gens qu’on connaît moins bien, pour que survienne cette grande conversation. Mais les usagers ne sont en interaction qu’avec des gens qui leur ressemblent socialement.

Le réseau social comme possibilité de former les gens par le bas. Ex : twitter => création et diffusion d’un hashtag (mot-dièse).

Relation personne-document :
Web 1.0 : une personne porte une qualité sur un document, mais on efface la personne dans la métrique. Modèle page rank.

Web réseaux sociaux : 2.0 : une personne porte une qualité sur le document, mais la qualité porte aussi sur la personne. On montre quelque chose de soi. C’est un badge qu’on pose sur son identité numérique. (cf : KLOUT est un site web couplé avec une application pour smartphones, qui prend en compte l’activité sur les médias sociaux pour classer ses utilisateurs en fonction de leur influence sociale en ligne. Wikipédia)

L’interrogation du web s’oriente vers un graphe de personnes et non plus un graphe de documents : les personnes sont devenues des documents (Olivier Ertzscheid). Le edge rank classe les documents en fonction des liens entre les personnes. Selon certains auteurs, les réseaux sociaux nous enfermeraient dans une bulle, pour Dominique Cardon, ce n’est pas le cas. La bulle communautaire est percée de partout : trop d’informations plutôt que des informations qui nous ressembleraient trop. Mieux vaut s’abonner à des personnes qu’à des thèmes pour enrichir ses connaissances…

Dominique Cardon conclue sur l’éloge des liens faibles. Si on cherche une voiture ou un job, mieux vaut s’adresser aux liens faibles, car les liens forts ont les mêmes informations que nous. Celui qui n’est pas sur facebook ne devrait pas regarder et commenter, car il est alors en position de « voyeur », puisque extérieur à la sociabilité de celui ou celle qu’il observe.

2. Tupac Pointu – Journaliste médias et réseaux sociaux AFP.

Journaliste depuis 2006 à l’AFP. Être journaliste à l’AFP offre la possibilité de changer de poste, de pays et de service. Tupac Pointu a été correspondant AFP Bourgogne pendant quelques années. Actuellement, son poste consiste à : observer l’évolution des médias, comment ils se comportent par rapport aux réseaux sociaux.

L’AFP est née en 1835 (cf historique sur site internet : http://www.afp.fr/fr/agence/afp-en-dates/ ), grande agence internationale : 200 bureaux dans le monde, 4000 clients (chaînes TV, radios, presse écrite, sites internet…). AFP produit un fil d’info temporel : textes, photos, infographies. AFP est un grossiste de l’info, qui s’adresse en priorité aux médias (verticalité de l’info). Les médias devenant horizontaux avec les réseaux sociaux : a-t-on encore besoin de journalistes ?

Les réseaux sociaux, s’ils donnent l’illusion du « tous journalistes », sont plutôt une chance pour les journalistes professionnels : aujourd’hui tout le monde peut témoigner de tout. C’est un atout pour la transparence. Les journalistes doivent donc faire de la veille sur les réseaux sociaux pour dégotter les bonnes histoires.

L’AFP utilise les réseaux sociaux pour la veille et assurer la présence de l’afp sur ces réseaux. Les réseaux sociaux sont source de contact, et source de l’information pour le journaliste = rapidité des contacts, réactivité sur l’info.

Comment sélectionner les « histoires » dont on va parler ? Le journaliste conserve son rôle de filtre, de curation : choisir à quel moment donné telle histoire a besoin d’espace public.

Comment « couvrir » ce qui se passe sur internet ? A quoi accorder de l’importance ? On sait que plus on parle de quelque chose, plus cela prend de l’importance. En voulant dénoncer un phénomène observé, on risque de le rendre plus populaire (cf hashtag « un bon juif » ; histoire du bijoutier de Nice et de la page FB de soutien : 1,6 millions de « like » ) L’implication sur le net est très intuitive, un clic de souris est beaucoup moins contraignant que de manifester dans la rue par exemple. Le 18/11/2013, une heure après les tirs à Libération, une page FB est créée avec 50 « like » pour soutenir le tireur, les journalistes AFP décident de ne pas en parler, car ce serait donner trop d’importance à un micro phénomène, cela risquerait de l’amplifier et fausser même la réaction de l’opinion.

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Sur Twitter : le logo bleu apposé sur le profil signifie « vérifié par twitter » = cela confère une certaine authenticité de la source (compte officiel, identité réelle). Mais, cela ne suffit pas pour établir un fait, le journaliste vérifie systématiquement par un coup de téléphone par exemple, si ce qui a été écrit sur Twitter a vraiment été écrit par la personne. Sur Twitter, il y a beaucoup de faux comptes, beaucoup de fausses infos. En septembre 2013, Ansa (agence italienne) a repris une info du gorafi sans vérification, alors que Le Gorafi est satyrique et ouvertement satyrique ! http://www.liberation.fr/monde/2013/09/30/clitoris-le-nouveau-modele-de-toyota-les-medias-italiens-y-croient_935744

En 2013, les comptes Twitter de grands médias ont été piratés par l’armée électronique syrienne, groupuscule pro-Assad (AFP, NY Times). AP a été également hackée : publication d’un tweet « Obama blessé » => chute de la bourse immédiate. Les traders font aussi de la veille sur twitter, flux intégrés dans les algorithmes qui décident d’acheter ou vendre des actions, donc une fausse info peut avoir des effets immédiats ; mais les fausses infos sont en général vite corrigées et le marché s’équilibre « tout seul » ?!

Lors d’interview télé, le journaliste intervieweur a un retour dans l’oreillette d’une équipe qui peut vérifier en temps réel, grâce aux réseaux sociaux les propos de l’invité : tyrannie de la transparence ?

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AFP présente sur de nombreux réseaux sociaux : voir page d’accueil. Il faut être partout pour occuper le terrain, 700 000 abonnés ; présent en Chine sur des réseaux sociaux chinois et asiatiques (qui partent à la conquête du marché mondial… ). AFP, comme les autres médias, utilise twitter comme outil de diffusion, un relai vers les autres médias qui sont clients d’afp. Effet vitrine.

3. Nour-Eddine Zidane, journaliste France Inter, ayant expérimenté l’isolement médiatique connecté seulement à FB et Twitter en février 2010.

En Février 2010 sur une idée des radios publiques francophones : est-ce que les réseaux sociaux permettent d’avoir une info aussi fiable que les médias traditionnels ? Isolement pendant 5 jours de toutes infos sauf FB et Twitter sans accès aux sources d’info traditionnelles. Twitter est alors devenu la source de base, puisque FB est moins ouvert que twitter. Au bout de 5 jours : en termes d’exhaustivité de l’info, tout dépendait du réseau constitué. Les journalistes ayant de l’expérience avait tendance à se connecter au fil d’info des journaux, donc on retombe sur du traditionnel. Peu de faits divers relayés sur Twitter, beaucoup de politique, de sport et un peu d’international, à l’inverse de ce qui est mis en avant par les grands médias populaires.
Après cet isolement médiatique, quelles conséquences ? Les journalistes de la rédaction de France Inter n’ont pas saisi complètement l’intérêt immédiatement. Pour N. Ziddane, à la suite, il utilise twitter comme outil d’alerte supplémentaire. Twitter permet d’interagir avec l’auditeur, de préciser les infos. Les réseaux sociaux font désormais partie intégrante du travail : rédaction de FI tous les journalistes ont un compte twitter. Outil qui permet d’être plus réactif. Twitter a permis de suivre des « révolutions » en direct. Mais ce média peut aussi être détourné, hacké. Il faut bien sûr continuer à vérifier les sources.
Ex : compte Mehdi Baala, compte officiel, annonce la fin de sa carrière. Personne n’a vérifié, un seul l’a fait « La Voix du Nord », et en fait son compte avait été piraté. Journalistes obligés de corriger l’info=> perte de crédibilité. On est passé dans les médias d’une info juste en 1er à une info en 1er et juste, à cause de la concurrence, et de cette rapidité de l’info permise par la technologie.

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Pour N. Ziddane, les journalistes mettent du temps à s’adapter aux changements technologiques, comme aux nouvelles idées : conformisme. Les reporters ont peut-être davantage pris en compte Twitter que les présentateurs.
Un journaliste doit choisir les comptes avec lesquels il est en interaction, diversifier les thèmes. Twitter est utile pour les appels à témoin.
Les frontières tombent entre journaliste de radio, de presse ou de télévision, car une radio nourrit aussi un site web avec des images, des vidéos. Les journalistes actuellement sont formés à utiliser les réseaux sociaux, le téléphone pour prise de vue, etc.

4. Laurent Bainier – Rédacteur en chef de 20 Minutes .

Laurent Bainier définit son journal « 20 Minutes » comme le « BFM TV » version papier, journal gratuit. Les articles sont très courts, plutôt un digest de l’info. Le journal est tiré à 1 Million d’exemplaires => 4 millions de lecteurs en moyenne. Le site internet et les applis mobiles/tablettes sont « consommés » par 13 millions de lecteurs par mois.
Compte tenu de la spécificité de ce quotidien, distribué essentiellement sur la région parisienne, il y a une surreprésentation des utilisateurs des réseaux sociaux parmi les lecteurs. La rédaction est composée de
100 journalistes en CDI, une petite rédaction, plutôt jeune, tous les journalistes sont présents sur les réseaux sociaux (au moins FB, plutôt plusieurs réseaux).
Les réseaux sociaux poussent à des évolutions :
Le rédacteur en chef est un animateur et un électeur (au sens anglo-saxon d’elector). « Nous voulons tous l’objectivité mai nous ne sommes pas d’accord sur ce qu’elle est ». Le redac’chef fait des choix. Le journal est un produit fini : avec un début et une fin, civilisation de la page alors que l’édition web , grâce à l’hypertexte ouvre sur l’ infini. Internet a fait évoluer cette idée de faire des choix puisqu’il existe désormais une continuité sur le web. Mais il reste des problèmes de temps : la journée de travail du journaliste a un début et une fin, donc les choix viennent du fait que le journaliste a un temps limité, et le lecteur a aussi un temps compté : 20 minutes équivalent au temps moyen de lecture disponible chez les « commuters  ». Le temps moyen de lecture de 20 minutes est de 17 min.
Pourquoi est-ce toujours au rédac’chef de faire des choix ?
Tout le monde peut faire des choix : En 2011, tout le monde devient curateur : pinterest, twitter, scoop.it, pearltrees, G+, Facebook sont des outils de curation, utilisés individuellement, pour éditer son propre contenu d’informations. Tout le monde peut faire le job du rédacteur en chef et se constituer « son » journal personnel. Les personnes qui le font aiment ça, mais finalement tout le monde n’aime pas ça… La curation non professionnelle est un travail d’amateur, qui couvre moins de secteurs : partage de 5-6 articles / jour sur les 30-40 lus. 20 minutes = 100 articles /j=> débit plus important.
L’algorithme peut-il remplacer le rédac chef ? Ex Flipboard : constitue une offre d’info conforme à vos attentes.
Le schéma classique de la presse : Journalistes (n) – Journal (y) – Lecteurs. L’algorithme permet d’avoir autant de journaux que de lecteurs. Mais un monde construit sur ce qu’on sait déjà, est un monde où il n’y a plus rien à apprendre. Le rédac’chef a intérêt à faire des choix humains.
Tout le monde peut-il faire des bons choix ?
Aujourd’hui, chaque rédacteur a des statistiques de consommation : écrit-on des papiers qui sont lus ? Chaque lecteur a aussi une idée de ce qui marche avec le nombre de « like », c’est une info aussi pour le rédacteur. Le rédac chef est aujourd’hui le surveillant surveillé : c’est lui en définitive qui est évalué. On produit des articles qui s’adaptent à ce que souhaitent/attendent les lecteurs : applis qui surveillent les like, le temps passé sur les articles.

Les nouveaux journalistes n’ont plus les mêmes liens à leur rédaction, c’est sans doute lié à la précarisation du métier : de plus en plus de cdd et de piges. Classement KLOUT des 30 journalistes les plus influents sur les réseaux sociaux montre que les journalistes n’ont plus besoin de leur média pour avoir une audience. Modèle FORBES : l’audience doit être augmenté pour que les journaux s’en sortent : fusions rédac web et rédac print, donc + d’articles, donc plus d’audience. Projet de réorganisation de Die Welt.

Ex du Daily Telegraph : on joue sur la productivité, mais cela ne séduit pas les nouvelles générations.

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Les nouveaux journalistes rêvent au contraire de plus de liberté, de travailler n’importe où => ex Ben Smith (Buzz feed). Upworthy : média qui ne se revendique pas comme un journal mais publie des articles pour les réseaux sociaux (push) : les rédacteurs sont des journalistes, ou pas, mais sont des experts du partage. On ne suit pas un thème, on suit un rédacteur. Personnalisation de l’info.

Compte rendu : Cécile De Joie – Twitter : @profcdj

Voir en ligne : Le colloque en résumé et bientôt en vidéo sur le site du CLEMI

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