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Médias et opinion publique en france : l’affaire Dreyfus

Terminale L/ES : Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France.

jeudi 25 octobre 2012, par Cécile De Joie

L’affaire
Dreyfus ou la bipolarisation de la vie politique.

Problématique :
Quelle place l’Affaire Dreyfus donne-t-elle aux médias et à
l’opinion publique dans la vie politique et sociale ?

Le travail proposé intervient
en début de chapitre, il a pour objectif de faire prendre conscience du
poids de la presse comme média et de son affirmation comme média
d’opinion à travers l’affaire Dreyfus.

Les élèves ont déjà étudié la naissance de la IIIe République en 1ère. Ils peuvent donc mobiliser les informations de contextualisation.

Prévu pour durer une heure, le travail réalisé en classe a duré 1h30, en partie pour des raisons de lenteur du réseau et de maladresses des élèves, pour lesquels il s’agissait de la 1ère séance de l’année en salle informatique en histoire. Ils n’ont pas eu le temps de traiter la question 6 en classe.

Compétence TICE :

- Découvrir et interroger une base de données spécialisée : Gallica.


Fiche élève

Au
départ, l’affaire Dreyfus est une
affaire
d’espionnage
.
6
octobre 1894 : La Section de statistique (service de renseignements
de l’armée) soupçonne le capitaine Alfred Dreyfus d’être l’auteur
d’un bordereau manuscrit, non signé, adressé à l’attaché militaire
de l’ambassade d’Allemagne en France, Maximilien von Schwartzkoppen, et
relatif à l’envoi de documents secrets.


1. Quel est le contexte
politique et social en France au moment du déclenchement de cette
crise ?


Puis, cette affaire d’espionnage devient une erreur
judiciaire
 :
dégradation et condamnation d’Alfred Dreyfus (décembre 1894-janv
1895), un capitaine juif de l’Etat-Major, sur la foi d’une pièce
non communiquée à l’accusé et à sa défense. Le capitaine est
condamné à la détention à perpétuité à Cayenne (Guyane).


2. Dans Gallica,
retrouvez et insérez la "Une" du Petit Journal – Supplément du
dimanche, évoquant la dégradation de Dreyfus. Quelle image est
donnée du capitaine Dreyfus ? Quel a pu être l’impact de
cette illustration ? [Pour répondre à cette question, faites
une présentation
de cette publication
 : origines ? spécificités ?
tirage ?]


Le
frère de Dreyfus, Mathieu, et un écrivain Bernard Lazare luttent
alors pour la révision du procès. Ils parviennent à trouver des
appuis : le sénateur Scheurer-Kestner et le nouveau commandant
du 2e bureau, le colonel Picquart. L’armée refuse de reconnaître
son erreur et de juger le vrai coupable, Esterhazy. Pour faire
éclater la vérité, il faut frapper fort : publication du
« J’accuse » de Zola, le 14 janvier 1898. Zola est
condamné pour diffamation.

3. Retrouvez et insérer une reproduction de l’original de cet article. Dans quel journal est-il publié ?
Comme précédemment, réalisez une rapide présentation de ce
journal.


L’affaire
devient
politique.
L’opinion se divise en 2 camps : dreyfusards et
antidreyfusards.

Les
dreyfusards
entendent défendre le droit et la justice et le droit des individus
face aux institutions. Qui sont-ils ? Des radicaux, des
socialistes (Jaurès), des antimilitaristes, des anticléricaux, des
adversaires de l’ordre bourgeois ; des journaux prennent parti
ainsi que des intellectuels (surtout des professeurs et des
scientifiques) : ce camp se dote à cette occasion d’une
ligue : la Ligue des droits de l’homme.

Les
antidreyfusards :
soutenus par le président de la République Félix Faure, ils
mettent en avant la raison d’Etat et soutiennent l’armée. Dans
leurs rangs : des nationalistes (Barrés et Déroulède) et la
« Ligue des patriotes », des antisémites (Drumont) et
parfois antirépublicains.

4. Insérez
un dessin ou une caricature correspondant à chacun des camps
. Expliquez le sens du dessin retenu pour justifier
votre choix. Présentez le média qui a publié chacun
des dessins.


La
situation évolue en faveur des Dreyfusards grâce à la découverte
d’un faux document dans le dossier Dreyfus. Le président de la
République Faure est remplacé par Loubet (accusé d’avoir jadis
voulu étouffer le scandale de Panama, il est contesté par les
nationalistes : des manifestations ont lieu contre lui).
Inquiets par la tournure des événements (tentative de coup d’Etat
de Déroulède), une partie des Républicains modérés se rapproche
de la gauche pour former sous la présidence de Waldeck-Rousseau, un
ministère de « défense républicaine » qui prend des
mesures contre les nationalistes et gracie Dreyfus. Dreyfus est
cependant à nouveau condamné en 1899 mais gracié par le président.
Il n’est réhabilité qu’en 1906.

5. Quel est le statut
légal de la presse à l’époque de l’affaire Dreyfus ?
Expliquez la condamnation de Zola. Quel rôle a joué la presse
durant la crise ?


6. Quels sont, en
définitive, les enjeux de la crise, qui ont mobilisé l’opinion
publique ?