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Bora Bora, entre rêve et réalité.

dimanche 28 juin 2020, par Angélique MARIE webmestre, M.P.Cerveau

Marie-Pierre Cerveau propose une nouvelle étude de cas destinée à des élèves de sixième et montrant les enjeux du tourisme sur l’île de Bora Bora. Elle montre en particulier l’impact de la pandémie de Covid.

En préambule :

L’étude de cas peut être adaptée en classe de seconde :
Dans le cadre du thème I de géographie « Sociétés et environnements : des équilibres fragiles », Question spécifique sur la France :"La France : des milieux métropolitains et ultramarins entre valorisation et protection".

Cette étude de cas est destinée à des élèves de Sixième. Elle s’inscrit dans le Thème 3 "Habiter les littoraux" et le Chapitre "Habiter les littoraux touristiques".

Un littoral touristique de rêve en Polynésie française : Bora Bora, la " Perle du Pacifique"

Située à l’Ouest de l’archipel de la Société et de la Polynésie française, l’île de Bora Bora fait partie, avec Huahine, Raiatea et Tahaa, des Îles-sous-le-Vent. Cette île volcanique présente une configuration particulière : l’île principale, déchiquetée, vestige d’un volcan éteint, culminant à plus de 700m, est située au centre d’un magnifique lagon. Elle est protégée par une ceinture d’îlots coralliens (appelés motu en tahitien), qui abritent des aménagements : aéroports, hôtels.

De 1942 à 1946, Bora Bora devint Bobcat, base arrière américaine et hébergea environ 5 000 Américains, militaires pour la plupart, qui installèrent une base d’hydravions et un système de défense (batteries anti-aériennes, blockhaus), construisirent une piste d’atterrissage (la première en Polynésie française) sur un motu, à partir de 1942, et aménagèrent routes et quais sur l’île principale.

Bora Bora accueillit des célébrités : Friedrich Wilhelm Murnau (cinéaste allemand, qui y tourna Tabou, sorti en 1931), Alain Gerbault (aviateur, navigateur solitaire, dans les années 1930), Paul-Émile Victor (explorateur, scientifique, de 1970 à 1995), Antoine, chanteur, réalisateur, navigateur.

Démarche pédagogique et objectifs

Le travail s’effectue hors classe ou en classe, seul ou en binôme (pour les calculs, par exemple). À travers cette étude de cas, les élèves prélèvent les informations et les analysent. Ils rédigent ensuite un texte qui montre les problèmes liés à une mono-activité, inscrite dans un espace très dépendant.

I – Bora Bora, île polynésienne, destination touristique lointaine et rêvée

Bora Bora est une destination touristique de rêve. Y aller, nécessite de réserver des mois à l’avance, de faire de nombreuses escales. En 1958, avec l’ouverture de la liaison aérienne Paris-Bora Bora et d’un hôtel, l’île reçoit les premiers touristes. En 1961, le nouvel aéroport international Tahiti Faa’a, fait décoller le tourisme à Bora. Surnommée la Perle du Pacifique pour son environnement paradisiaque, cette île attire 120 000 touristes (56% des vacanciers venus en Polynésie française), surtout des Américains, Français, honeymooners japonais. 15 vols quotidiens relient l’île à Tahiti.

Les hôtels, d’abord implantés sur l’île principale ont peu à peu colonisé les motu, proposant avec succès, un hébergement sur pilotis, comme aux Maldives ou aux Seychelles. Les chaînes hôtelières internationales de luxe (Hilton, Méridien, ...) y ont élu domicile. Les activités proposées sont tournées vers un lagon, sublîme et l’unique passe, fenêtre sur l’océan : promenade en bateau à fond de verre, plongée sur le tombant récifal, shark feeding, pique-nique au Lagoonarium.

II – Bora Bora, île touristique, et le quotidien : de la gestion des eaux à l’impact de la COVID 19

Île peuplée, Bora Bora vit du tourisme, manne financière : hôtellerie, artisanat, vente de perles de Tahiti, prestataires de service, magasins de souvenirs. Île-sous-le-Vent, elle est confrontée à la sécheresse, phénomène accentué par le réchauffement climatique...

Gaston Tong Sang, maire de l’île depuis 1989, ingénieur (génie civil) de formation, veille au bien-être de ses concitoyens et des touristes. Ainsi, l’île dispose de l’eau potable, depuis 1990, du tout-à-l’égoût (îlots compris) depuis les années 1990, dessale l’eau de mer depuis 2001, gère en partie ses déchets et les recycle, et affiche l’écolabel Pavillon bleu de l’Union européenne, depuis 2000. Écoles et associations participent à la sauvegarde de l’environnement.

Cet équilibre a été remis en question en mars 2020 par la pandémie COVID19. Un vol quoditien (au lieu de 15) relie Bora à Tahiti. Sans touristes, les hôtels ferment pour travaux, ou définitivement. L’île, sinistrée, demande l’aide du Pays, de l’État et de l’UE. Pour se nourrir, des habitants vont à la pêche et aux champs. Les touristes locaux sont attendus mais cela ne compensera pas les pertes...

Fiches d’activités :

Fiches en pièces jointes :
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