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La République, valeurs et principes à travers une situation-problème : la parité.

jeudi 8 janvier 2015, par J-F Boyer webmestre

L’analyse de la parité introduit la question des valeurs et des principes de la République française.

Dans le cadre du cours de 3e sur la République et la citoyenneté, je propose dans une première partie une situation-problème sur la question de la parité (voir le document pdf joint). 

Problématique : Qu’est-ce que la parité ? Comment la question de la parité s’inscrit-elle dans la République française ? 

L’objectif est de définir les valeurs et les principes de la République Française, définir les notions de valeur, de principe, de démocratie,de parité etc...Il m’a semblé très important de d’expliciter les notions de valeurs et de principes et de ne pas rester seulement "à une liste de mots" à prélever dans le préambule de la constitution. 

Démarche : cadre d’une classe inversée. 

Dans une première heure de cours, découverte de la situation-problème. Les élèves élaborent leurs avis, seul puis en groupe. Compte rendu puis problématique.

A la maison, les élèves écoutent deux vidéos, l’une sur la République et l’autre sur les valeurs et les principes. Ils ont 4 questions pour relever et expliquer, donner des exemples associés à ces mots. 

2 à 3 heures : réponses des questions, débriefing, puis mise au travail (avec une aide sous la forme d’un tableau) pour expliquer oralement (un par groupe) la question de la parité dans le cadre des valeurs, principes et de la République Française et correction.

Dernière heure : 25mn par écrit les élèves élaborent un texte cohérent sur cette question ; le reste de l’heure est consacré par un petit exercice sur les symboles de la République puis à la 2e partie du cours sur la citoyenneté (droit de vote, la nationalité...) qui se termine à l’heure suivante.

Il est bien évident que le choix de travailler sur la parité oblige à une travail plus classique (exercice plus court) pour la partie II du cours. (une question de temps). Cela n’empêche nullement de construire des activités liées aux compétences. L’ensemble apparaît plus varié pour les élèves.

Compétences : 

C1.2 Écrire : Savoir-faire appel à des outils variés
C1.2 Écrire : Rédiger un texte bref cohérent et ponctué /Respecter l’orthographe
C5.3 - Lire et employer différents langages
C5.4 - Faire preuve de sensibilité, d’esprit critique, de curiosité
C6.1 -connaître les principes et fondements de la vie de la civique et sociale
C7.Faire preuve d’initiative

Numérique : vidéo-projecteurs et internet pour quelques recherches (définition parité par ex et des exemples concrets sur les politiques mises en place sur la parité, dates, lois...). 

Sitographie : 

2 sites sur la parité : 

http://femmes.gouv.fr/publications/egalite-entre-les-femmes-et-les-hommes/vers-legalite-reelle-entre-les-femmes-et-les-hommes-chiffres-cles-edition-2014/

http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/citoyennete-democratie/parite-egalite-hommes-femmes-realite.html

 

Site youtube pour les deux vidéos sur la leçon : (utilisation de powtoon pour fabriquer les vidéos avec une bande son créée avec audacity)

https://www.youtube.com/watch?v=ZwSrendTO3s

https://www.youtube.com/watch?v=jxifp79WxBg

 

Petit commentaire sur la situation-problème : 

La situation-problème oblige à traiter des informations pour résoudre des problèmes. L’élève se retrouve à devoir s’adapter à une situation nouvelle ce qui ne peut que développer son intelligence. Par ailleurs, dans cette situation, l’élève peut ou/et doit résoudre en cherchant, imaginant, des solutions : il devient créateur ce qui est une compétence complexe. Il est nécessaire pour l’enseignant de préparer, baliser même discrètement le chemin pour développer la ou les réflexions qui aboutiront à un résultat, c’est-à-dire apprendre quelque chose de neuf. Il est nécessaire de bien déterminer ce que l’enfant peut être capable de faire, la fameuse zone proximale de développement (Lev Vygotski). C’est-à-dire qu’il ne faut pas en demander trop ni trop peu. Évidemment, la condition sine qua none est que l’élève réellement se mette au travail car nul ne peut au final, apprendre à sa place. Le professeur peut lui apporter son aide, étayer son travail mais à un moment donné, il faut bien faire et réfléchir par soi-même. Les compétences et leurs indicateurs doivent être réfléchis pour ne décourager personne. 

 

Petit commentaire sur la classe inversée : 

La situation d’apprentissage proposée dans cette article s’articule entre l’élaboration d’un projet en trois heures par les élèves (ou tâche complexe) avec des éléments de cours déjà proposés sous la forme de capsule-vidéo. Une partie du cours est proposée, mais et j’insiste, seulement une partie. Ces éléments seront investis par les élèves dans la classe. A la maison, le temps d’écoute et de réponses aux questions n’excède pas la demi-heure. Le travail est donné en raison de l’emploi du temps sur 3 jours. 

Il ne faut surtout pas considérer que tout le cours doit être donné à écouter à la maison. Imaginons que tous les collègues utilisent cette approche !

Par ailleurs, le sens est pleinement réalisé dans la situation problème et situation-projet proposés avec l’aide de l’enseignant, du numérique possible et de la collaboration entre les élèves. Ce sont surtout les relations humaines qui permettent de construire le projet. 

Un dernier commentaire : 

L’évaluation sommative par compétence montre que les connaissances sont mieux maîtrisées pour la première partie réalisée en situation d’apprentissage par projet que la seconde partie plus rapide et avec des exercices courts. 

Voir les articles sur la classe inversée dans le site académique de Dijon : 

http://histoire-geographie.ac-dijon.fr/spip.php?article802

http://histoire-geographie.ac-dijon.fr/spip.php?article800